Carrefour : des salariés licenciés mais un ancien PDG grassement rémunéré

Alors que le plan social de Mr Bompard qui prévoit la fermeture de plusieurs Carrefour en France sera particulièrement saignant dans le Bruaysis, avec pas moins de sept « Carrefours Contact » concernés par ces fermetures, la rémunération de l’ancien PDG de Carrefour interpelle.

En effet, Mr Passat s’apprête à toucher 900 000 euros pour « bon résultat », se cumulant à sa prime de départ de plus de 13 millions d’euros. Cette rémunération est totalement paradoxale et inappropriée quand, « en même temps », le groupe licencie 2 000 de ses employés. Les offres de reprise ne profitant pas, hélas, aux Carrefours du Bruaysis malgrés la mobilisation des élus.

Je m’étonne de l’inaction du Gouvernement face à ce plan social et à l’annonce de la rémunération abusive perçue par l’ancien PDG. Le groupe Carrefour a pourtant bénéficié de plusieurs centaines de millions d’euros grâce au CICE, une aide de l’Etat pour aider à la création d’emplois. Ce mutisme du Gouvernement n’est en fait pas étonnant : ce plan suit la logique de la loi travail du Président Macron qui précarise le marché du travail et ne protège pas les droits des salariés.

Comme toujours, avec la bénédiction d’un Gouvernement au service des plus riches, ce sont les classes populaires et moyennes qui paient. 

Face à cette situation inadmissible, j’assure les salariés de mon total soutien et je serai vigilant sur les conditions de reclassement et les mutations des salariés concernés par ce plan social.